Description
Découvrez ce joyau de la Renaissance et les liens qui l'unissent au monastère royal de Brou !
Un chef-d'œuvre révélé dans toute sa splendeur
Après une présentation au musée du Louvre, le Triptyque de la Vierge en gloire de Jean Hey fait étape au monastère royal de Brou. Peint vers 1498 pour la cathédrale de Moulins, ce tableau monumental – 1,57 m de hauteur sur 2,83 m de largeur volets déployés – est l'un des sommets de la peinture française de la Renaissance. Après plus de trois ans d’étude et de restauration, le triptyque commandé à l’artiste par Anne de France et Pierre II de Bourbon retrouve l'éclat de ses couleurs d'origine. Un film documentaire retrace les étapes de cette opération exceptionnelle, à découvrir au fil du parcours.
Jean Hey, le génie longtemps méconnu
Pendant des siècles, le triptyque est resté l'œuvre du « Maître de Moulins », un chef-d'œuvre sans signature. Un large consensus scientifique a depuis permis d'identifier son auteur : Jean Hey, peintre formé à Gand au service de commanditaires français entre 1475 et 1505. Maître des techniques picturales flamandes, il est réputé pour la précision de ses portraits et l'intensité psychologique de ses visages.
L'exposition rassemble un rare panorama de son œuvre — portraits de cour ou compositions religieuses — réuni depuis les quatre coins de l'Europe spécialement pour l’exposition à Brou.
Deux chefs-d'œuvre de la Renaissance, un même lieu
Venir à Brou pour voir le triptyque, c'est aussi redécouvrir le monastère sous un jour nouveau. Les deux œuvres partagent en effet les mêmes racines : un même cercle familial, les Bourbon, les mêmes influences flamandes et un somptueux mécénat au féminin.
Anne de France, co-commanditaire du triptyque, élève la jeune Marguerite d'Autriche à la cour et lui transmet son amour des arts ; Jean Hey peint d’ailleurs le portrait de la jeune princesse vers 1490. Marguerite d'Autriche, future fondatrice du monastère, est aussi la belle-fille de Marguerite de Bourbon, elle-même sœur du commanditaire du triptyque Pierre II de Bourbon.
Ce que l'exposition révèle dans la peinture, le monastère le traduit dans la pierre, les vitraux et la sculpture — une continuité saisissante entre ces deux chefs-d'œuvre d'une même époque.








