© Pierre JAYET

Apothicairerie

ancienne pharmacie aux mille secrets

Si vous venez à Bourg-en-Bresse,
surtout, ne manquez pas notre trésor !

Comme tous les trésors il se mérite…Boulevard de Brou, à deux pas du monastère royal de Brou, derrière les grands murs de pierre de l’hôtel-Dieu, l’ancienne pharmacie hospitalière est toujours à son emplacement d’origine.

Trois pièces pour l’art de soigner

Transférée sur ce site à la fin du XVIIIème siècle, l’apothicairerie a définitivement fermé ses portes en 1963. Aujourd’hui, le lieu est animé par l’Office de tourisme lors de rendez-vous commentés.

Vous entrez par les coulisses après avoir longé un ancien cloître encore parfaitement dessiné. Dès la porte en bois entrebâillée, vous captez la rutilance des alambics et autres ustensiles.

Vous entrez ainsi de plain-pied dans l’art pharmaceutique d’antan.

Une salle rare et unique en son genre

C’est dans ce laboratoire que les religieuses concoctaient les préparations. Le très ancien pressoir laissait couler huiles, jus et sirops sur la pierre de marbre. Les mortiers servaient à réduire en fines poudres. Les alambics distillaient, le fourneau en fonte chauffait infusions et décoctions. Le col de cygne en laiton joliment ouvragé desservait les récipients.

Une bibliothèque remplie de secrets

L’arrière-boutique est la pièce savante. Les couvertures en cuir et lettres dorées s’alignent dans la bibliothèque. Imaginez les livres de sciences, les recettes, codex et autres encyclopédies : toute une épopée à raconter du XVII aux XIXème siècle.

Mille et un contenants

Vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

A l’entrée de l’officine, vous marquez un temps d’arrêt et n’osez pas avancer sur le tapis rouge qui barre le parquet. On vous s’y invite. Vous jetez un regard circulaire sur les boiseries de chêne XVIIIème qui ceinture l’espace, spacieux mais résolument chaleureux. Sur les étagères, faïences, verrines et boites en bois semblent attendre qu’une main experte s’en empare. Vous remarquez, presque émerveillés que beaucoup de matières sont encore visibles. Tout est resté intact. Là, une poudre blanche, ici une teinture or. Sous les couvercles baumes odorants, fruits secs, clous de girofles, badiane étoilée. Sept niches abritent de grands pots ventrus, « pots de monstres » réservés aux panacées.

Découvrir les remèdes de grands-mères

Vous le sentez, ce lieu feutré est rare, émouvant.
Il n’attend que vous pour partager
la grande histoire de la pharmacie.

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